home | index | units | counting | geometry | algebra | trigonometry & functions | calculus
analysis | sets & logic | number theory | recreational | misc | nomenclature & history | physics

La Taupe Laplace
Lycée Malherbe de Caen
(et Lycée Victor Hugo, depuis 1987)

© 2005-2016.  Gérard P. Michon, Ph.D.

 Ense et Scientia 
 Taupe Laplace, Caen
Ense et Scientia
Taupe Laplace, Caen
 
border
border

La Taupe

Créées sous le Premier Empire pour préparer les futurs élèves des écoles d'officiers de l'artillerie et du génie, les  Mathématiques spéciales  deviennent des classes mythiques (l'orgueilleux Victor Hugo en fut élève).
    Taupe Laplace, 1932
Taupe 1932  [Illustration d'un article de Lucien Refleu et B. Beck]  Le Lycée Malherbe, deux siècles d'histoire (2004)
Le professeur, au centre et sans calot, est André Adler.
Lorsque Napoléon créa les lycées en 1802, il dota chacun d'une classe de  mathématiques transcendantes.  En 1809, cette classe d'enseignement supérieur au sein des lycées pris le nom de  mathématiques spéciales. [...]

L'intense labeur censé y aveugler les élèves va bien avec le surnom de "taupes" qu'on donne à ces classes, même si l'étymologie en est tout autre:  A l'origine  (XVème siècle)  on appelait  taupin  un soldat du Génie  (on dit officiellement  sapeur,  aujourd'hui comme hier)  parce qu'une de ses activités spécifiques était de creuser des tunnels.  Quand les officiers du Génie se sont trouvés être régulièrement issus de Polytechnique  (dont les classes préparatoires scientifiques étaient l'antichambre)  on en arrivat à donner le même sobriquet aux soldats et aux futurs officiers.  C'est vers 1888 que les classes préparatoires acientifiques ont reçu le surnom de  taupes... à cause des  taupins  qui s'y trouvaient.

La  Taupe  de Caen a été créée en 1802, en tant que classe de  mathématiques transcendantes  pour la période de transition entre la fermeture de l'Ecole Centrale du Calvados (1802) et l'inauguration officielle du Lycée destiné à la remplacer  (1804).  Dans cette période initiale, son élève le plus illustre fut, sans conteste, le grand physicien  Augustin Fresnel,  qui entra à Polytechnique en 1804.

La Taupe de Caen n'a pris le nom de Laplace (1749-1827) que bien après 1827... Peut-être au moment où les traditions taupines se sont crystallisées  (vers 1888).  Peut-être au moment  (1892)  où le Lycée qui l'abritait a pris le nom d'un poète  (Malherbe)  éloigné des sciences exactes. Le nom  traditionnel  des anciennes taupes n'ayant rien d'officiel, il est souvent difficile d'en déterminer l'origine.

Supprimée pour raisons économiques en 1934, la  Taupe Laplace  fut ensuite rétablie pour une seule année scolaire  (1938-1939).  Quelques  taupins  de la région ont pu trouver refuge soit à Coutances, soit à la Taupe du Lycée Janson-de-Sailly, délocalisée à Villers-sur-Mer.

En 1942, le régime de Vichy ayant instauré un programme sur deux ans pour les classes préparatoires scientifiques, la  Taupe Laplace  est réouverte avec seulement une classe d'hypotaupe confiée à Robert Crenn, dont hérite Lucien Refleu en 1948.

A Caen, les classes préparatoires scientifiques du Lycée Malherbe  (fondé en 1804)  portent le nom de Taupe Laplace.  Lucien Refleu y passera 35 ans.

Il y a risque de confusion avec le Lycée Laplace, le grand lycée technique Caennais, de création plus récente.

La  Taupe Laplace  d'après-guerre ne comporte d'abord qu'une  seule classe de "Mathématiques Supérieures"  (hypotaupe, HX  ou Maths-sup).  Une petite moitié des étudiants sont admis à faire ailleurs leur année de Mathématiques Spéciales  (le plus souvent, au Lycée Saint-Louis de Paris).  Quelques uns "intègrent" des Ecoles qui recrutent sur le programme de première année.  Les autres vont à l'Université.

Dans le vieux Lycée Malherbe  (qui deviendra Hôtel de Ville en 1965)  les cours ont lieu dans "la grande salle du pavillion d'angle, au bout du chauffoir".  (Il s'agit du bâtiment situé du côté du Palais de Justice.)

C'est par arrêté du préfet Caffarelli que le lycée fut établi le 20 juillet 1804 (premier thermidor de l'an douze) dans les superbes bâtiments conventuels de l'abbaye de Saint-Etienne (dite "Abbaye-aux-Hommes") qui en font, jusqu'en 1961, le "plus beau lycée de France".  D'abord appelé Lycée de Caen ou  lycée impérial, puis  collège royal,  le lycée est finalement baptisé "Lycée Malherbe" par arrêté du 19 aôut 1892  (le nom avait été suggéré en mai 1891 par l'amicale des anciens élèves).

En 1960, le début du déménagement du Lycée Malherbe dans ses actuels bâtiments de l'avenue  Albert Sorel  va permettre l'expansion de la Taupe Laplace.  Durant l'année 1960-61, il n'y a dans les nouveaux bâtiments  que  deux classes de prépa:  Notre hypotaupe et une hypokhâgne.  Toutes les autres classes se trouvaient encore dans les locaux historiques, ainsi que la cantine et la salle d'étude.

La première classe de seconde année  (XA')  ouvre en 1962.  Une seconde classe de première année (maths-sup, HX2)  est ouverte à la rentrée 1964.

La seconde classe de spé (XA) est créée en 1965 et la troisième (XB) en 1967.

C'est ainsi que la Taupe Laplace atteint dès 1967 la structure ci-dessous:  Deux classes de Maths-sup et trois classes de Maths-spé occupent 5 professeurs de mathématiques,  4 professeurs de physique et un professeur de dessin industriel  (M. Navet).  Aujourd'hui, l'informatique et/ou les sciences de l'ingénieur ont remplacé le dessin industriel  (L'actuel professeur de sciences industrielles, M. Lebail, était déjà en poste en 2002, voire avant.)

Corps enseignant,  en 1974-1975.
Classe  Mathématiques Physique-ChimieDessin
 Maths 
Spé.
XM'Lucien RefleuHenri EyraudM. Navet
XM Vincent Laroche Michel Marty 
XP
XP  
 Mlle Colette Champel   Christakis (physique) 
Wautier  (chimie)
 Maths 
Sup.
HX2Mlle Claude DelagardeJackie Wautier
HX1M. LabrancheHenri Eyraud

Langues étrangères, français et philosophie y sont enseignés par des professeurs agrégés du Lycée Malherbe, parmi lesquels le philosophe  Bernard Lefèbvre, transfuge de Nancy et grand enthousiaste de la Taupe.  MM. Hamelin  et  Jean Migrenne  étaient professeurs d'anglais.  M. Charpiot  enseignait l'allemand à une petite minorité.

La classe de mathématiques  (A' = M' )  de Lucien Refleu, limitée à une vingtaine d'élèves, se tenait en salle 406 au dernier étage du nouveau lycée.  Il y trônait un grand tableau noir en ardoise, d'une extrême finesse, qui y est peut-être encore...  Lucien Refleu avait, sans doute, fait déménager ce trésor depuis le "vieux" lycée.

En 1987, la XP' de la Taupe Laplace a déménagé dans les locaux neufs du Lycée Victor Hugo, où de trouve maintenant la moitié de la Taupe pour laquelle la physique est dominante  (deux sups PCSI, deux spés PC et une spé PC*).

Reste à Malherbe la dominante mathématique, qui a retrouvé la taille ci-dessus en 1992, avec le dédoublement de la spé MP.  Sur les deux campus des lycées qui l'hébergent actuellement, la  Taupe Laplace  compte au total quatre classes d'hypotaupe  (deux MPSI à Malherbe, deux PCSI à Victor Hugo)  et six classes de taupe  (une MP* et deux MP à Malherbe, une PC* et deux PC à Victor Hugo).

Les dix classes actuelles héritent ainsi de plus de deux siècles d'histoire, et de cette modeste classe d'hypotaupe d'après-guerre, qui avait quinze ou vingt fois moins d'élèves.  Dans le même temps, le nombre d'admis à Polytechnique a peu bougé.  Le rôle social des Taupes a changé; elles préparent certes toujours à Polytechnique et à l'ENS mais elles font désormais beaucoup d'autres choses aussi...

border
border

Merci d'envoyer à Gérard Michon tout renseignement  (même incertain)
qui pourrait servir à compléter ou à corriger les tableaux ci-dessous.

 
Mathématiques Supérieures au Lycée Malherbe,   depuis 1942.
AnnéesMathsPhysiqueMathsPhysique
1942-1947Robert Crenn  HXB créée en 1964
1947-1948M. Filliâtre
1948-1956Lucien Refleu
1956-1960M. Piétu
1960-1962
1962-1963M. Bouchet
1963-1964Mlle TouraineHenri Eyraud
1964-1965M. LabrancheM. Christakis
1965-1967M. LabrancheM. GuimardMichel Marty
1967-1968Jackie Wautier
1968-1970M. Hoffman
1970-1972Mlle Dugne
1972-1981Mlle
Claude Delagarde
1981-1983Jean-Paul Petit
1983-1988   
1988-1989Mlle
Brigitte
Lacourbas
Martine CarpentierJean-François
Le Floc'h
1989-1996 
1996-1997  
1997-2006 Muriel Dupuis
2006-2012Pierre
Le Duff
 
2012-M. Boureau
Classe :HX ,  HXA ,  HX1 ,  MPSI1HXB ,  HX2 ,  MPSI2
Note :   A partir de 1983, certaines des affectations ci-dessus sont entachées d'incertitudes.
Philippe Rentien, agrégé de chimie, enseigne la physique en 1987.
 
Mathématiques Spéciales à Malherbe,  depuis la création de la  XA'  en 1962.
AnnéesMathsPhysique MathsPhysiqueMathsPhysiqueChimie
1962-1965Lucien RefleuHenri Eyraud XA créée en 1965 XB créée en 1967 XB
devient
XP'
1965-1967Mlle TouraineM. Christakis
1967-1968Mlle Colette ChampelMichel Marty
1968-1974Vincent Laroche
1974-1976 Michel MartyM. ChristakisJackie Wautier
1976-1983 Jean-Fr. Boutemy
1983-1987 Vincent Laroche Mlle Claude Delagarde    
1987-1988 Michel MartyM.
Jackie Wautier
En 1987, la XP' déménage
au Lycée Victor-Hugo
1988-1989
1989-1992 MP2 créée en 1992  
1992-1996Jean Merdy
??
Jean-Marc Vanhaecke
1996-1997 Jean-François Le Floc'h
1997-2002  
2002-2006 P. Guelfi 
2006-2008   
2008-2011  Frédéric Kuczma 
2011- Arnaud PinguetM. ClaudelM. Caldara
Classe :XA',  XM',  MP* XA ,  XM ,  MP1XB , XP'  puis MP2
Note :   A partir de 1983, certaines des affectations ci-dessus sont entachées d'incertitudes.
 
Mathématiques Supérieures au Lycée Victor Hugo,  depuis 1986.
AnnéesMathsPhysiqueMathsPhysiqueChimieSI
1986-2013       
2013-2015 Jonathan DussercleNicolas GuillouetSofiène BessassiJérôme Courtin Aline BarazerStéphane Pugnetti
Classe :PCSI 1PCSI 2 PCSI  1 & 2
 
Mathématiques Spéciales au Lycée Victor Hugo,  depuis 1987
Années MathsPhysiqueChimie MathsPhysiqueChimie MathsPhysique
- Chimie
Sciences de
l'Ingénieur
1987-2007 Jean-François Boutemy          
2007-2013            
2013-2015 Franck LesieurMichel
Antoine
Christian Menival Daniel ClementStéphane LaporteGabriel Portier Jean-Philippe BernardYannick Le BihanHervé Guillermin
Classe :PC*PC PSI
 
border
border
Chronologie des professeurs de mathématiques en Taupe à Caen :
  1. François-Joseph Quesnot (1765-1805)  de 1802 à 1805.  Avant de devenir le premier titulaire de la chaire de  mathématiques transcendantes  au  Lycée Impérial de Caen  (en fait, 2 ans  avant  la création des autres classes dudit Lycée)  il avait exercé la même fonction de préparation au concours d'entrée à Polytechnique au sein de  l'Ecole centrale du Calvados,  depuis sa création  (en décembre 1796)  jusqu'à sa dissolution en 1802.  Il est confirmé dans ses fonctions par arrêté du 23 Pluviôse de l'an XII  (1804-02-13)  nommant les 7 autres premiers professeurs du nouveau Lycée, dont 3 en mathématiques:  Louis Duchemin, Amand Mary-Vallée et Guillaume Ricard  (à ne pas confondre avec un autre "Ricard" nommé à Cahors).
    Séminariste défroqué issu d'une famille modeste, Quesnot avait été recruté par un concours local qu'il avait dominé.  Il obtiendra jusqu'à  9  admis à Polytechnique la même année et comptait présenter 16 candidats en 1805.  Il décède après une courte maladie le 23 Nivôse de l'an XIII  (1805-01-13)  laissant  "à la bienveillance publique"  son père, sa veuve et un nouveau-né.
  2. L'abbé [François] Louis Duchemin (1750-1829).  De 1805 [?] à 1809 [?].
    Professeur de mathématiques  au Lycée de Caen, dès sa création (1804).  Nommé à la chaire de  mathématiques pures  à la Faculté de Caen en 1809.  Celle-ci fusionne avec la chaire de  mathématiques appliquées  en 1810  à la mort de son titulaire "le jour de l'ouverture des cours":  Amand Constant Mary-Vallée  (1781-1810; X1798).  Duchemin se voit confier la chaire unique, désormais dite de  mathématiques transcendantes  (ce qui prête à confusion).  Il est doyen de la Faculté des sciences à partir de 1809. 
  3. A. Guillaume Ricard (c.1770-18??).  De 1809 [?] à 1819 [?].
    Professeur de  mathématiques spéciales.  Assure les cours de  mathématiques appliquées  à la Faculté des sciences après le décès de  Mary-Vallée  (1810).
  4. Antoine François Donat Bonnaire (1777-1839).  De 1819 à 1839.
    Entré comme maître d'étude au  Lycée impérial de Caen  à sa fondation  (1804)  Bonnaire y avait été nommé professeur de  mathématiques élémentaires  le 16 novembre 1806.  A partir de 1813 ou 1817, il assure la suppléance plus ou moins complète de  L'abbé Duchemin  à la chaire de mathématiques de la Faculté de Caen.  A ce titre, Bonnaire est promu par décret au grade de  docteur  le 7 novembre 1822.  Son fils enseigne la physique à ses côtés de 1826 à 1830.
    En 1835, un rapport de l'inspection générale indique la présence de  12  élèves en  mathématiques transcendantes  et félicite  M. Bonnaire  (père)  pour la clarté de son enseignement.  En 1843, il n'y avait que  3  élèves.
  5. Philippe Schmidt  ou Schmit (1812-1868).  De 1839 à 1843.
    Normalien (1833) issu de Besançon, agrégé en 1837 (3 sur 7).  Professeur à Angers, Caen (1839) et Bordeaux (1843).  Censeur à Lyon (1852).  Inspecteur d'Académie à Marseille (1855), Lyon (1857) et Paris (1867).
    Notice sur les œuvres de Varignon (1840). 
  6. Charles Félix Vasnier (1814-1853).  De 1843 à 1850.
    Normalien (1834) agrégé en 1837  (4 sur 7) et docteur (1839-09-25).  Auparavant, professeur de physique à Dijon, Charles Vasnier était professeur de  mathématiques élémentaires  à Caen depuis 1839, avant d'être promu en  mathématiques supérieures  (1843).  Il est ensuite nommé à Pau  (1850)  avant d'être appelé à Toulouse  (1851)  qui sera son dernier poste. 
  7. Charles Toussaint (1817-1892).  De 1850 à 1871  (avec une interruption de quelques mois en 1856, voir ci-après).  Normalien en 1837  (il avait été admis en 1836 mais avait du renoncer, faute d'avoir obtenu son baccalauréat ès sciences dans un délais d'un mois).  Second à l'agrégation en 1840 (derrière Victor Puiseux).  Docteur 1852-04-21 (Caen).  De 1853 à 1870, il y a souvent moins d'une demi-douzaine d'élèves par an  (seulement 2 en 1856-57)  mais 18 seront polytechniciens et 5 normaliens.  En 1871, il obtient le poste lucratif d'inspecteur des études au  Prytanée de La Flèche.  Il sera censeur à  Henri IV  (1877)  puis examinateur d'admission à  Saint-Cyr. 
  8. Jules Hoüel (1823-1886). 
       
     Jules Houel (1823-1886)
    Jules Hoüel
     
     
     Jules Tannery (1848-1910)
    Jules Tannery
     
    De janvier à mars 1856  (pendant que  Charles Toussaint  s'essayait, sans grand bonheur, aux fonctions de censeur). 
  9. Antoine Xavier Planes (1823-1886).  Mars-octobre 1856.
    Normalien (1847) agrégé de mathématiques en 1850.  A sa demande, Planes est nommé à Poitiers.  Il sera ensuite inspecteur d'académie à Rennes.
    Les 6 élèves de 1855-56 auront donc eu 3 professeurs !
    Charles Toussaint  reprend son poste de 1856 à 1871.
  10. Jules Tannery (1848-1910).  En 1871-1872.
  11. Alexandre Ribot (1835-1909).  De 1872 à 1875.
    Agrégé  (non-normalien)  en 1863 (6 sur 7). 
  12. Jean Victor Fraissinhes (1838-1896)  de 1875 à 1878.  Normalien en 1857, agrégé en 1866 (2 sur 6).  Nommé inspecteur d'académie en 1878,  d'abord à Montpellier, puis à Dijon, Toulouse et Versailles.  Devenu inspecteur général de l'enseignement primaire en 1893,  il meurt en fonction. 
  13. Charles Riquier (1853-1929).  De 1878 à 1886.  Normalien en 1873 et second à l'agrégation de 1876, derrière Paul Appell.  Ayant obtenu un congé d'activité le 29 septembre 1886, Riquier est chargé, le 22 novembre, d'un cours de  calcul différentiel et intégral  à la Faculté de Caen .  Renouvellé pour une année dans le même poste, en juillet 1887, il devient titulaire de la chaire correspondante  le 10 novembre 1888, jusqu'à sa retraite  (1924). 
  14. Ernest Marchand (1852-1914).  De 1886 à 1889.
    Normalien en 1872, agrégé en 1875  (2 sur 8). 
       Narcisse Cor (1863-1949)
    Narcisse Cor
     
     
     Maurice Lelieuvre (1864-1949)
    Maurice Lelieuvre
     
  15. Narcisse Cor (1863-1949).  De 1889 à 1895.
    Normalien (1883) agrégé en 1886  (5 sur 13).  Boursier du Ministère pour suivre les cours de Klein et Schwarz à Göttingen en 1886-87, il est ensuite nommé en  mathématiques élémentaires  à Caen.  En janvier 1888, il remplace Joseph Cator en spéciales à Brest avant d'être nommé "à titre provisoire"  en spéciales à Caen en 1889.  En 1891, il épouse la fille aînée de Vincent Neyreneuf.  Un arrêté du 30 octobre 1893 lui confie la charge  supplémentaire  de remplacer  Léon Lecornu  à la Faculté.  Devenu professeur de spéciales à Paris, il fait entrer 393 élèves à l'X entre 1898 et 1928, dont ses deux fils.
    Décédé à Paris, inhumé à Caen. 
  16. Maurice Lelieuvre (1864-1949).  De 1895 à 1902.  Normalien (1883) agrégé en 1886 (7 sur 13) et docteur (1894-06-26).  Il a pour élève son successeur, Henri Villat. 
  17. Henri Villat (1879-1972).  De 1902 à 1909.
    Normalien (1899) agrégé (1902) et docteur (1911).  Il y a eu un jeu de chaises musicales qui a tourné court en 1906:  Villat avait obtenu "un nouveau congé de trois mois" à compter du 16 mars 1906.  Jules Lebel (1863-1941)  alors à Montpellier en tant que professeur de  mathématiques spéciales préparatoires,  est nommé le 13 juillet pour succéder à Villat, qui aurait du être envoyé à Montpellier pour remplacer Maluski en  spéciales.  En fait, Villat va rester à Caen et Lebel sera promu sur place, à Montpellier.  Officiellement, en novembre 1906, Villat est chargé de conférences à Caen "délégué" pour enseigner en mathématiques spéciales.  Il est à nouveau nommé "à titre provisoire" en mathématiques spéciales, le 6 aôut 1904.  Il a pour élève son successeur, Aimé Hennequin15 élèves en 1907-1908. 
  18. Alphonse Aimé Hennequin (1885-1977).  De 1909 à 1924.
    Normalien (1905) et agrégé (1908).  Auteur de tables numériques, éditeur de la  Revue de Mathématiques spéciales  et père de Paul-Louis Hennequin (normalien, 1949).  Pour l'année 1911-1912, il est chargé "en outre" de conférences à la Faculté des sciences de Caen.  De 1910 à 1913, Hennequin a pour élève son successeur,  Charles Jardillier. 
       Charles Jardillier (1911)
    Charles Jardillier
     
     
  19. Charles Jardillier (1892-1959).  De 1924 à 1929.
    ENS 1913, agrégé en 1920  (classement spécial; 7 sur 26).  Entre  Porte  et  Lemoine,  sur la photo de 1910-11.
  20. René Bastien (1900-1961).  De 1929 à 1932.
    Normalien (1920) agrégé en 1923 (3 sur 13 au classement "normal", derrière Georges Cagnac et Lucien Thiberge). 
  21. André Adler, "Bresse" (1907-2004).  De 1932 à 1934 [?].
    Normalien (1926) agrégé en 1929  (7 sur 20). Décrit par  Pierre Albertini  comme un grand professeur et un grand résistant (communiste).  André Adler  sera longtemps professeur au lycée Condorcet  (au moins à partir de 1938, voir photo en 1966)  où il aura dans  sa classe de 1971-72  la célèbre  Anne Chopinet  (entrée major à l'X en 1972, parmi les sept premières polytechniciennes).  André Adler avait été élève de spéciales dans la classe de  Georges Milhaud  (normalien en 1899, agrégé en 1903; 2 sur 12)  au Lycée Chaptal,  où Marie-Louise Jacotin était la seule femme  (elle aussi normalienne en 1926).  [Est-il le père de l'historienne  Marcelle Adler-Bresse,  qui a défendu, en 1977, une thèse d'Etat à l'Université de Lille III, intitulée  "Sieyès et le monde allemand" ?]
    • La  Taupe Laplace  est fermée de 1934 à 1938. 
  22. André Magnier (1909-1996).  En 1938-1939.
    Normalien (1928) agrégé en 1931  (3 sur 26).  Mobilisé en 1939.
    • La  Taupe Laplace  est fermée de 1939 à 1942. 
       
       Lucien Refleu
      Lucien Refleu
  23. Robert Crenn  (1913-1994).  De 1942 à 1948.
    Normalien  (1934)  agrégé en 1937 (5 sur 26). 
  24. Lucien Refleu  (1920-2005).  De 1948 à 1983.
    Son record de longévité en Taupe à Caen  (35 ans, dont 21 en spé)  sera battu en 2008, par  Mlle Claude Delagarde (36 ans, dont 25 en spé).

La Taupe Laplace cessant d'avoir une classe unique à partir de 1960, le reste de cette liste est donné, sans numérotation, par ordre approximatif d'arrivée à Caen. Voir le tableau ci-dessus pour une vue d'ensemble.

  • M. Labranche  (né vers 1918).  De 1960 à 1981.
    La légende disait qu'il avait été instituteur avant de gravir les échelons en interne pour obtenir son bâton de maréchal en tant que prof de maths-sup...  Il inaugure la classe de  HXB  puis, en 1965, prend la classe de  HXA  laissée par Mlle Touraine pour inaugurer la seconde maths-spé (XA). 
  • Mlle Touraine (Mme Deleau).  De 1963 à 1968.
    En 1963, c'est elle qui prend en charge la classe de maths-sup que Lucien Refleu quitte pour s'occuper de la nouvelle classe de maths-spé.  Elle prendra la seconde classe de maths-spé dès sa création, en  1965  (cf. XA 1966-67).  Elle est ensuite nommée professeur de  maths spé  à Tour.  Sous le nom de  Mme Deleau,  elle sera inspectrice générale de l'Education nationale. 
  • Mlle Colette Champel  (née vers 1936).  De 1967 à 1976.
    Normalienne en 1956 (Sèvres) de santé fragile.  Elle inaugure la troisième classe de maths-spé (B = P')  en 1967.  En 1976, elle est nommée professeur de mathématiques spéciales  (P')  à Nice, ce qui sera son dernier poste. 
       Vincent Laroche
    Vincent Laroche
    20 mars 1970
     
     
  • Vincent Laroche  (né vers 1939).  1968-2002  (34 ans).
    Il succède à Lucien Refleu en 1983 pour la classe de  M'  (maintenant MP*).  A sa retraite en 2002, il sera remplacé par Pascal Guelfi, venant du Lycée Blaise Pascal de Clermont-Ferrant. 
  • Mlle Claude Delagarde  (née vers 1947).
    De 1972 à 2008  (36 ans).
    Normalienne en 1967 (Fontenay).  Elle bat d'un an le record de longévité à la Taupe Laplace, établi par Lucien Refleu  (35 ans).  Elle aura cependant été moins longtemps en spé (25 ans)  que Vincent Laroche  (34 ans). 
  • Jean-François Boutemy  (né en 1943).  De 1976 à 2007  (31 ans).
    Après sa scolarité au Lycée Corneille de Rouen (1955-1963)  il intègre SUPAERO à Paris (1963-1966) et fait une maîtrise à Jussieu puis un DEA d'analyse numérique sous la direction de Jacques-Louis Lions.  Auditeur libre à l'ENS  (rue d'Ulm)  il est agrégé en 1969.  En 1976, il succède à Mlle Champel en tant que professeur de mathématiques spéciales  XP'  au Lycée Malherbe.  Il accompagne cette classe en 1987 quand elle déménage au  Lycée Victor Hugo  (dans lequel une maths-sup avait été ouverte en 1986).  Aujourd'hui, Victor-Hugo est, pour la dominante physique, ce que Malherbe est pour les mathématiques, avec deux sups (PCSI) et trois spés  (PSI, PC et une PC*, dans laquelle Boutemy a enseigné jusqu'en 2007). 
  • Jean-Paul Petit  (né vers 1946).  De 1981 à 2006  (25 ans).
    Normalien en 1966 (Saint-Cloud).  Dans les années 2000, on trouve [un autre?] Jean-Paul Petit au lycée Montesquieu du Mans. 
  • Martine Carpentier  (Martine Laroche, Martine Duclos).  De 1983 [?] à 2002 [?].
    Nommée à Caen avant 1988 en hypotaupe (HX2) sous le nom de "Mme Carpentier".  Sauf homonymie toujours possible,  Martine Carpentier  est Normalienne en 1971 (Sèvre) et elle pourrait ètre ou avoir été l'épouse de Vincent Laroche [??].
  • Jean Merdy  (né vers 1938 ??).  De 1987 à 2003 [?].  Encore là en 2013 ?!
    Centralien (1957-1960) et normalien (1960-1964).  Professeur au Lycée Louis-le-Grand de 1965 à 1980.  [ Toutes les dates sont douteuses. ] 
  • Pascal Guelfi.  De 2002 à 2006 [?].
    Venant du Lycée Blaise Pascal de Clermont-Ferrant en 2002, il succède à Vincent Laroche en classe de  M'.  Nommé professeur de chaire supérieure entre 2000 et 2004 (2002?). 
  • Pierre Le Duff  (né en 1967).  A partir de 2006.
    Marié, 4 enfants.  Ancien élève de la Taupe Laplace (1985-1988).  Normalien en 1988 (Cachan).  En 1997, il soutient sa Thèse de doctorat  "en Sciences et techniques communes"  à Caen, sous la direction de John L. Boxall.  En 2006, il succède en hypotaupe à Jean-Paul Petit.
    Représentations galoisiennes associées aux points de torsion des jacobiennes de certaines courbes de genre 2  (thèse, 1997). 
  • Arnaud Pinguet (né vers 1974). 
    Normalien en 1994 (Ulm). 
  • Frédéric Kuczma.  A partir de 2008.
    En 2008, il prend la succession de Mlle Claude Delagarde.  Il est promu professeur de chaire supérieure en 2009. .
  • Sofiène Bessassi (né le 4 mars 1977 à Caen).  En PCSI-2 à Victor Hugo.
    Normalien (Ulm 1995).  "Borne sur le degré des corps à multiplication complexe principaux"  (thèse dirigée par Stéphane Louboutin,  Caen 2001).
border
border
 
border
border
Professeurs de physique,  à partir de 1820 : Seuls les titulaires de la "première chaire" enseignaient en spéciales.  La seconde chaire, créée à Caen en 1874, s'adressait aux seules classes du secondaire.  Avant 1917, les professeurs de physique ne sont pas reconnus comme des professeurs de spéciales à part entière.
  1. Joseph Avignon  (1799-1867).  De 1820 à 1822.
    Normalien en 1817, il est nommé agrégé à Caen,  le 1820-10-03,  "chargé des mathématiques élémentaires et de la partie du cours de physique qui répond aux mathématiques spéciales".  Il est titularisé dans cette fonction par arrêté du 1821-10-03.  Joseph Avignon fut ensuite professeur de physique à Douai  (1822-11-09)  où il sera promu  professeur de mathématiques spéciales  (1828-09-31). Marié à Emilie Chenou, il a trois enfants nés à Douai en 1824, 1827 et 1831.  Il fut ensuite  recteur  à Grenoble de 1839 à 1843, à Bordeaux de 1843 à 1848, et à Bourges de septembre 1848 à aôut 1850.  En disponibilité en 1850, puis à la retraite par arrêté du 1851-07-14. 
  2. Jean Hippolyte Verron-Vernier (1800-1875).  De 1822 à 1826.
    Normalien en 1817, dans la même promotion qu'Avignon  (qui ne comptait qu'un seul autre scientifique:  [Henri] Jean Adolphe Faure 1799-1879)  Vernier est agrégé en 1820  (nommé à Angers)  et docteur en 1824.  Il est professeur de  mathématiques élémentaires  à Caen, en remplacement d'Avignon  (car la physique n'est pas encore une chaire indépendante au Lycée).  En 1827, Hippolyte Vernier sera le  tout premier  professeur de mathématiques d'Evariste Galois (1811-1832)  à  Louis-le-Grand.  Il quittera Louis-le-Grand en 1835 pour devenir professeur de spéciales à Henri IV. 
  3. Charles Antoine Donat Bonnaire  (1799-1886; X1819).  De 1826 à 1830.
    Son père est le professeur de  mathématiques spéciales  de l'époque.  Entré second à  Polytechnique,  Bonnaire démissionne de l'Artillerie à la sortie pour se consacrer à l'enseignement.  D'abord nommé à Alençon (1822)  il reçoit une charge de  mathématiques devant la Faculté de Caen en 1824.  Il sera nommé officiellement professeur de physique au lycée  (et pour la classe préparatoire de son père)  de 1826 à 1830.
    Bonnaire (fils) obtient le grade de docteur en 1829 et succède en 1830 à l'unique chaire de mathématiques de la Faculté des sciences de Caen, laissée vacante par le décès de l'abbé Duchemin  en 1829  (ceci avec l'appui de son père, qui aurait pu y prétendre au premier chef).  Il occupera cette chaire jusqu'en 1853, mais se fera suppléer en 1852-53 par  Charles François Girault  (né en 1818)  qui prendra sa suite  (jusqu'en 1879).
     
    Depuis 1810, cette chaire de Faculté s'appelait  mathématiques transcendantes  (gros risque de confusion avec la chaire du Lycée que les Caennais ont toujours appelée  mathématiques spéciales ).
  4. Hyacinthe Decombe est nommé provisoirement par arrêté du 1830-02-15.
    Celui-ci était un  bachelier ès lettres et ès sciences  qu'une délibération du  Conseil Royal , avait auparavant  (1829-11-24)  "autorisé à ouvrir,  à Caen,  un cours public de mathématiques élémentaires et spéciales."  
  5. Antoine Masson (1806-1860)  nommé à titre provisoire en 1831, il est titulaire à Caen de 1834 à 1841.  Cependant, ayant été nommé agrégé-suppléant à Saint-Louis en 1838,  il y est appelé début 1839.  Jusqu'à sa nomination à Centrale en 1841, sa propre suppléance à Caen sera assurée par  Paul Desains.  Antoine Masson est l'inventeur de la bobine à induction. 
  6. Quentin Paul Desains (1817-1855).  Du 2 mars 1839 (à 21 ans!) à 1841.
    Normalien (1835) agrégé en octobre 1839 et docteur en 1848.  En 1841, il est nommé professeur de physique à Stanislas  (et aussi agrégé-divisionnaire à Saint-Louis, en parallèle avec Masson). 
  7. Jules Jamin (1818-1886).  De 1841 à 1843.  Il enseignera de 1852 à 1881 à Polytechnique, où la seconde chaire de physique sera créée pour lui.  Le 15 janvier 1877, sa fille  Lucie Jamin  (1857-1878) épouse le futur prix Nobel 1903,  Henri Becquerel (1852-1908)  qui occupera cette même chaire à Polytechnique à partir de 1895.  Lucie est décédée peu après avoir donné naissance à Jean Becquerel (1878-1953). 
  8. Antoine-Eugène Merget (1819-1893).  De 1843 à 1850.
    Normalien (1840) agrégé de physique en 1843  (1 sur 3).  Il devient professeur de physique au lycée de Bordeaux  (sa ville natale)  de 1850 à 1862.  En 1872, il s'intéresse à la physique et à la chimie des vapeurs mercurielles.  En 1888, à l'âge de 69 ans, il défend une thèse de doctorat à Bordeaux, sur  l'action toxique du mercure.  En 1937, sa biographie détaillée  (par Henri Cordier)  fait partie d'une série de notes sur "l'Histoire de la Médecine et des Grands Médecins." 
  9. Jean Marie François Marcellin Séguin (1823-1911).  De 1850 à 1852.
    Normalien (1843) agrégé de physique en 1847  (1 sur 5)  nommé à Saint-Omer.  Professeur de physique au collège royal d’Angoulême (1ère Chaire) en 1847-1848  puis à Grenoble, avant d'être nommé à Caen.  Docteur le 17 mai 1852 (Paris).  Professeur à la faculté des sciences de Nancy (1854-1855)  puis Grenoble (de 1855 à 1871, doyen à partir de 1868).  Recteur à Besançon (1871)  Aix (1873) Bordeaux (1874) et enfin Caen (de 1875 ou 1877 jusqu'à sa retraite en 1883). 
  10. Jean Roger (1827-1895).  De 1852 à 1862.
    Normalien (1847) agrégé de sciences en 1854 (4 sur 8).  Avant son arrivée à Caen, il avait enseigné la physique et les mathématiques à La Rochefoucauld et à Guéret.  Aimé de ses élèves à Caen.  Nommé inspecteur d'académie en 1862, d'abord à Chambéry, puis à Draguignan, Amiens, Rouen (1866) et enfin Paris. 
       
     Auguste Voigt
    Auguste Voigt
     
     
     Jules Raulin
    Jules Raulin
     
     
  11. Auguste Voigt (1828-1909).  En 1862-1863.
    Normalien (1850) agrégé de sciences en 1856 (9 sur 15).  Il est professeur de physique à Colmar avant de devenir agrégé-préparateur à l'ENS (1858).  Nommé à Nice puis à Caen, avant de diriger  l'Observatoire de Marseille  de 1863 à 1865.  Il y découvre  sept nouvelles nébuleuses,  en 1865,  avec un télescope de  80 cm (f/5.6).  (A cette époque, il était chargé d'une suppléance à Metz.)  En 1865, il retourne enseigner la physique en Taupe à Lyon, d'où il prendra sa retraite en 1888. 
  12. Jules Léonard Raulin (1836-1896).  De 1863 à 1869.
    Normalien (1857) agrégé de physique en 1860 (1 sur 3) docteur en 1870.  Sous-directeur du laboratoire de Louis Pasteur à l'ENS.  Fondateur de l'Ecole supérieure de chimie industrielle de Lyon (1883). biographie ]
  13. Vincent Neyreneuf (1841-1899).  De 1869 à 1879.
    Normalien (1861) agrégé de physique en 1869 (2 sur 5).  Nommé à Caen comme suppléant de Raulin "chargé d'une mission".  Il épouse à Caen le 1871-06-22 la fille du doyen de la faculté des sciences de Caen.  Docteur ès sciences physiques (1875).  En 1879, il remplace Jules Violle pendant quelques mois à la Faculté de Grenoble, puis revient en tant que chargé de physique à la Faculté de Caen.  En 1881, il obtient la chaire de physique qu'il occupera jusqu'à sa mort.  Sa fille aînée épouse Narcisse Cor en 1891. 
  14. Alfred Chervet (né en 1853).  De 1879 à 1885.
    Normalien (1873) agrégé de physique en 1877 (6 sur 8). Il sera rapidement professeur divisionnaire de physique  (1e classe)  à Henri IV puis à Louis-le-Grand (permutation avec M. Duter, le 5 mars 1887).  Auteur, avec Emile-Jacques Fernet (1829-1905, ENS 1850, Agrégé 1853) d'un  Précis de physique  (Masson, 1893).
    De 1879 à 1881, quatre camarades sont en poste à Caen.  Deux en fac:  Poincaré (sciences) et son beau-frère Boutroux (lettres).  Deux en taupe:  Riquier et Chervet.  Les 3 scientifiques ont le même âge.
  15. Emile Gossart (1849-1909).  De 1885 à 1893.
    Agrégé de physique en 1881 (6 sur 9).  Nommé à Valenciennes en 1881-1882, il devient professeur de physique dans un emploi vacant à Chambéry, avant d'être nommé à Caen.  En 1892, il invente l' homéotrope  pour la mesure physique des impuretés dans les liquides, à partir de l'observation des gouttes d'un liquide tombant à la surface d'un autre.  Nommé maître de conférence à Bordeaux, Gossart y devient (en 1897)  professeur de physique expérimentale.  Il occupera ce poste jusqu'à sa mort.  Il est le père du syndicaliste  André-Marie Grossart (1889-1961)  et de  Jeanne Gossart,  épouse de l'helléniste Pierre Waltz (1878-1945) fils de Gustave Waltz. 
  16. Gaston Louis Adrien Hodin (1862-1952).  En 1893-1894.
    Ancien éléve de Louis-le-Grand, deuxième accessit de mathématiques en mathématiques spéciales au  Concours général  de 1882.  Normalien (1882) agrégé de physique en 1887 (1 sur 9).  L'Esprit scientifique (1890-08-05).  Gaston Hodin est nommé inspecteur d'académie à Mendé en 1894. 
  17. Louis Félix Carré (né le 3 juin 1863).  De 1894 à 1902.
    Normalien (1884) agrégé de physique en 1891 (2 sur 8, nommé à Tulles).  Auparavant, professeur de physique à Châteauroux. 
  18. Jean Charles David Touren  (né vers 1873).  de 1902 à 1904.
    Normalien (1893) agrégé de physique en 1896 (7 sur 12).  Il est nommé  préparateur adjoint de Chimie  à l'ENS par décret du 1899-10-17.  Il enseigne ensuite à Saint-Quentin (1900-1902)  puis à Caen (1902-1904).  Il devient alors Professeur de physique au collège Rollin.  
  19. Arthur Givert  (né à Valenciennes, le 5 juin 1864).  De 1904 à 19??.
    Bachelier en 1882, il est d'abord  aspirant répétiteur à Orléans.  Admis avec bourse entière à la Faculté de Lille en programme de Licence (1886) puis d'agrégation  (1888)  il devient agrégé de physique en 1891 (6 sur 8)  en étant chargé de cours à Montluçon.  Il est ensuite professeur de physique à Cherbourg (1891), Bourges (1893) et à Rennes  (cinquième classe)  le 4 avril 1895 (où il vit  3bis, rue de Nemours, en 1900).  Givert est ensuite nommé à la première chaire de Caen par décret du 25 juillet 1904.  L'annuaire de la Société Française de physique l'indique encore domicilié à Caen en 1910  (au 10, rue de la Marine, comme en 1908). 
    Le 16 février 1901, à 11 heures, Arthur Givert avait épousé Joséphine Aline REUMONT (1873-) à Englefontaine  (59530, Nord). 
  • .... 
  • M. Filliâtre  (né vers 1894).  Avant 1947 et jusqu'en 1956.
    Médecin.  Il enseignait la physique en continuant à pratiquer la médecine!  (Fils?? du Dr. Gustave Le Filliâtre, né en 1870.) 
  • Marcel Arthur Piétu  (né vers 1900).  De 1956 à 1963.
    Agrégé de physique en 1936  (19 sur 28).
    Ancien élève de M. Hennequin en 1918-19 et 1919-20?  [Le même "Piétu"?]
  • Jean-Louis [??] Christakis  (né vers 1918). 
  • ?? Ivan Henri Eyraud  (né vers 1925).  De 1962 à 198?.
    Selon une vague rumeur qui n'a jamais été confirmée, il aurait été exclu de l'ENS en raison de ses activités politiques (d'extrême-droite).  Eyraud est agrégé de physique en 1950 (14 sur 23) et docteur en 1955.  En 1962, il est nommé professeur de physique pour la toute première classe de spéciales créée à Caen.  L'année suivante (1963) il prend  de surcroît  en charge l'enseignement de la physique en hypotaupe, après le départ de  M. Piétu.  Il conservera cette double charge pendant de nombreuses années.
    Etude de la postluminescence de l'hélium excité en ondes centimétriques (1953)
    Recherches sur l'excitation des gaz par des impulsions d'ondes centimétriques  (thèse 1955)
  • Michel Marty (né vers 1936).  De 1965 à 1996  (31 ans).
    En 1967, il inaugure la troisième classe de spéciales  (cf. XB 1967-1968). 
  • Jackie Wautier  (né le 8 mars 1937).  De 1967 à 1997  (30 ans).
    Professeur de physique en hypotaupe à partir de 1967, il est aussi professeur de chimie en XP' à partir de 1974, avant de prendre en physique la classe (XM) que Claude Delagarde prend en mathématiques.  Il a fait sa scolarité au Lycée Alain d'Alençon  (1952-1953).  En retraite à Bretteville-sur-Odon. 
  • Jean-François Le Floc'h.  Agrégé de physique. 
  • Jean-Marc Vanhaecke  (né vers 1949).  De 1992 à 2011.
    Il inaugure la seconde classe de  MP  en 1992. 
  • Muriel Dupuis  (née vers 1958).  A partir de 1997.
    CAPES en 1980.  Auditrice libre à l'ENS (1980-1981) agrégée de physique en 1981.  Professeur de chaire supérieure.  Précédemment professeur en prépa au Lycée Victor Grignard de Cherbourg (1991-1997).  Elle a fait sa scolarité au Lycée Malherbe de Caen  (1971-1976). 
  • Michel Antoine.  Professeur de physique en PC*  (Victor Hugo).
    Agrégé de l'Université et Docteur en Physique Théorique  (Paris VI,  Pierre & Marie Curie )  ayant fait son travail doctoral à Orsay, de 1988 à 1991. 
  • Stéphane Pugnetti (née le 22 janvier 1975).  Enseigne les SI en PCSI.
    Normalien (Cachan, 1996).
  • Aline Barazer (née le 29 février 1984).  Enseigne la chimie en PCSI.
    Normalienne (Lyon SVT, 2003).  Anciennement domiciliée à Villejuif.
border
border
 
border
border

Quelques autres professeurs notoires du Lycée Malherbe :

En 1852, les Mathématiques Elémentaires furent confiées à Jules Vannier (1818-1879; ENS 1838, agrégé 1848) qui avait enseigné à Cherbourg, Laval et Poitiers. Une maladie de M. Vannier (Dec. 1869) permit brièvement à Nicolas-Dominique Piéron (1847-1906; ENS 1866)  de forger ses premières armes à Malherbe.  Dominique Piéron sera reçu premier au concours de l'agrégation de 1871  (après un échec en 1869)  Il deviendra professeur de  Mathématiques Spéciales , à Besançon (1869),  au lycée Charlemagne (1875. après une année en math'elem)  et enfin à Saint-Louis  (1877)  dont il deviendra proviseur chargé d'une réorganisation, au début de sa mission d'inspecteur général (1894).

   Henri Poincare 
 1854-1912
Henri Poincaré
1854-1912; X1873
   Jacques Hadamard 
 1865-1963
Jacques Hadamard
1865-1963
   Henri Cartan 
 1904-2008
Henri Cartan  (1951)
1904-2008

Henri Poincaré  a enseigné à la Faculté de Caen (mais pas en Taupe) de 1879 à 1881, après le départ en retraite de Girault.

Jacques Hadamard (1865-1963)  A été professeur au Lycée de Caen en 1888-1889, mais sans charge de cours!

Une nomination encore plus impalpable que celle d'Hadamard:  Par arrêté du 1894-10-12,  M. Colléatte,  venant d'Amiens, est nommé à la première chaire de physique du Lycée de Caen  (déjà Lycée Malherbe)  il est mis en congé pour 1894-95  (pour raison de santé)  et son remplaçant est désigné.  Le tout en l'espace de quelques lignes...
Henri Cartan (1904-2008)  était au Lycée Malherbe d'octobre 1928 à avril 1929.  Le professeur de spéciales de l'époque, Charles Jardillier  n'a pas pris de congés officiels durant cette période.  Fils d'Elie CartanHenri Cartan  était normalien (1923) agrégé (1926) docteur (1928) et membre fondateur de Bourbaki (1935).

Quelques anciens élèves de la  (future)  Taupe Laplace :

  • Louis Fresnel (1786-1809; X1803).  Frère aîné d'Augustin, mort à 23 ans. 
  • Augustin Fresnel (1788-1827; X 1804).  Polarisation de la lumière (1821).
    A l'âge de 13 ans, il entre à l'Ecole Centrale de Caen, officiellement ouverte le 31 décembre 1796 dans l'ancien "palais de l'Université".  En 1802, les écoles centrales sont officiellement remplacées par des lycées, tous dotés d'une classe de  mathématiques transcendantes.  Fresnel sera l'élève de Quesnot, qui donne son cours même dans la période intérimaire  (1802-1804).  Fresnel entre à Polytechnique  à l'âge de 16 ans. 
  • Léonor Fresnel (1790-1869; X1807).  Cadet d'Augustin.  D'abord adjoint de son frère, il lui succèdera à la tête du  Service des phares et balises. 
  • Urbain le Verrier (1811-1877; X1831)  découvreur de la planète  Neptune  (1846)  et fondateur de la météorologie française.  Le Verrier était en tête de classe mais finit par échouer au concours de Polytechnique en 1830.  Son père vendit alors la maison familiale de Saint-Lô pour lui payer une prépa privée à Paris  (l'institution Mayer)  qui lui permit d'intégrer l'X en 1831. 
  • Paul Tannery (1843-1904; X 1861).  Historien des mathématiques.
  • Jules Tannery (1848-1910) Normalien (1866) agrégé (1869) docteur (1874)
  • Léon Lecornu (1854-1940; X 1872).  Académie des Sciences (1910). 
  • Joseph Lecornu (1864-1931).  Centralien.  Frère de Léon. 
  • Henri Villat (1879-1972).  Premier titulaire de la chaire de mécanique des fluides à la Sorbonne (1927).  Elu à l'Académie des sciences (section de mécanique) en 1932.  Il a fait toute sa scolarité à Malherbe et y fut professeur de mathématiques spéciales en début de carrière  (1902-1909). 
  • Aimé Hennequin (1885-1977).  Elève et successeur de Villat en spéciales.
  • Joseph Pérès (1890-1962).
    Normalien (1908) agrégé (1911) et docteur (1915).  Elève de Vito Volterra.  Elu à l'Académie des sciences (section de mécanique) en 1942. 
  • André Danjon (1890-1967).  Normalien (1910).  Directeur de l'Observatoire de Paris de 1945 à 1963.  Il eut Lucien Refleu pour élève à la Sorbonne. 
  • Jean-Marie Louvel (1900-1970).  Polytechnique (X 1920-N) & Supélec.  Député du Calvados  (1945-1959).  Sénateur-maire de Caen de 1959 à 1970.  Ministre du Commerce et de l'Industrie, de février 1950 à juin 1954. 
  • Pierre Koenig (1898-1970).  Maréchal de France, à titre posthume (1994).
border
border
 
border
border

 Corniche Le mot "Corniche" (classe préparatoire à Saint-Cyr) est gravé dans la pierre du "couloir des classes" de l'ancien lycée, qui est maintenant l'Hôtel de Ville de Caen.

Une classe de  Corniche  est venue s'adjoindre à la Taupe Laplace à partir de 1877.  Le calot traditionnel porté par les élèves sur les photos des classes de l'entre-deux-guerres (voir ci-dessus) est bleu ciel à fond rouge pour les  cornichons.  Noir à liseré rouge (avec un "X" en laiton) pour les élèves de Mathématiques spéciales.

 Ancien Lycee Malherbe    Nouveau Lycee Malherbe
Ancien Lycée Malherbe   (Hôtel de Ville de Caen) "Nouveau" Lycée Malherbe

 Pierre-Simon Laplace 
 1749-1827 Pierre-Simon Laplace  (1749-1827).
Mathématicien brilliantissime, né le 23 mars 1749  à Beaumont-en-Auge.
Entré à l'Université de Caen à 16 ans,  il y fut initié aux mathématiques par
Christophe Gadbled, assisté de  Pierre Le Canu,  qui le recommenda à d'Alembert.

 Francois de Malherbe 
 1555-1628 François de Malherbe  (1555-1628).
Grammairien né à Caen.  Poète officiel d'Henry IV et de Louis XIII.
D'hermine, à trois roses de gueules  (supports: deux lions au naturel).

 Francois de Malherbe 
 1555-1628 Nous ne reverrons plus ces fâcheuses années
Qui pour les plus heureux n'ont produit que des pleurs.
Toute sorte de biens comblera nos familles,
La moisson de nos champs lassera les faucilles,
Et les fruits passeront la promesse des fleurs.

[ Vers de Malherbe (1605) au fronton du "nouveau" Lycée Malherbe ]

border
border
 
border
border

Vie contemporaine de la Taupe Laplace:

Classes Préparatoires du Lycée Malherbe
 
Physique Théorique de Spéciale  par  Michel Antoine  (Spé PC*, Victor Hugo)
Méthodes  |  Electrocinétique  |  Electromagnétisme  |  Optique  |  Mécanique
Mécanique des fluides  |  Thermodynamique  |  Physique quantique  |  Relativités

Physique-Chimie  par  Jean-Marc Vanhaecke   (Spé MP  à Malherbe, 1992-2011).

border
border
 
border
border

Références :
 
Bibliothèque centrale de l'Ecole Polytechnique  (BCX) :  Anciens élèves  (depuis 1794)
Association amicale de secours des  Anciens élèves  de l'Ecole normale supérieure
Mémorial de l'Association des anciens élèves de l'Ecole normale (1846-1876).
Gazette Nationale   =   Le Moniteur Universel  (officiel à compter du 7 nivôse de l'an VIII = 1799-12-28)
Grande Chancellerie de la Légion d'Honneur  Base Léonore (1802-1977)
Almanach Impérial  1808, 1810   |   Almanach de l'Université Impériale  1811   |   Almanach Royal  1816
Service d'histoire de l'éducation (SHE)  Les agrégés de l'enseignement secondaire  (Répertoire 1809-1950)
Liste des thèses mathématiques soutenues en France de 1811 à 1960  (Wikipédia)
Recueil des lois et actes de l'instruction publique   |   Bulletin administratif de l'instruction publique
Journal général de l'instruction publique   |   Gazette spéciale de l'Instruction Publique
Bulletin officiel du Ministère de l'éducation nationale
 
Mémoires de l'Académie nationale des sciences, arts et belles-lettres, de Caen
M. Bouisset  (1805) "Notice historique sur François-Joseph Quesnot, professeur de mathématiques transcendantes..."
Charles Pouthas (1908) Le Lycée de Caen sous la Seconde République et le Second Empire (1848-1870)
Lucien Refleu  &  Bernard Beck  (2004)  Le Lycée Malherbe, deux siècles d'histoire  (1804-2004)
André Chevel  (2009)  Les agrégés d'avant le concours (1809-1821)
Huguet & Noguès:  Professeurs des facultés des lettres et des sciences en France au XIXe siècle (1808-1880)
 Roland 
 Brasseur  Un grand merci à  M. Roland Brasseur  (portrait ci-contre)  ancien professeur de maths spé  à Troyes  (1989-2006)  pour son aide dans la dernière phase de la reconstitution de cette chronologie.  Ceci en particulier pour ses communications privées concernant
MM. Hennequin, Jardillier, Bastien, Adler, Magnier, Crenn, Verron-Vernier, Eyraud, etc.
 
Roland Brasseur est l'auteur de plusieurs ouvrages historiques liés aux mathématiques spéciales, au premier rang desquels une grande compilation qui croît depuis juin 2012 :
Dictionnaire des professeurs de mathématiques spéciales (1850-1914)



Sharing Science on the Web   |   Giants of Science   |   Solvay Conferences   |   Armorial
Taupe Laplace   |   Nicolas Bourbaki   |   Lucien Refleu   |   Roger Apéry   |   Other Biographies

border
border
visits since September 9, 2014 Valid HTML
 (c) Copyright 2000-2016, Gerard P. Michon, Ph.D.