Escutcheons of Science
 Gustave Gaspard de Coriolis (1792-1843) 
 (Arms courtesy of Amaury de la Pinsonnais - FranceGenWeb)

Gustave Gaspard de Coriolis (1792-1843) X 1808.
French physicist :  Mechanical Work (1826)
Coriolis Effect (1835)  &  Mathematics of Billiards (1835)

Azure, two chevrons Or, a rose in base Argent.


References

1. Gaspard Gustave Coriolis (1792-05-21, Paris.  1843-09-19, Paris).
Below are a few excerpts of historical texts quoted in the discussion led by Gilles Guy Dubois.
Les rues d'Aix  par  Roux Alphéran  (1846)

Rue Saint Michel

[...]   La maison qui suit celle de MM. de Lagoy et qui fait le coin dans la rue Saint-Jacques, vis-à-vis les remises de l'hôtel de la Tour-d'Aigues, fut bâtie en même temps que la précédente par Joseph de Tressemanes, seigneur de Chasteuil et de Rousset, conseiller au parlement, mort en 1722.  Joseph-Charles de Tressemanes, son fils puîné, chevalier de Malte et depuis commandeur d'Aix, la vendit, en 1736, à Joseph de Coriolis, baron de Limaye, seigneur de la Bastide des Jourdans, second président à la cour des comptes, aides et finances, et au fils de celui-ci, comme lui président à la même cour. 

Achille-Joseph-Dominique de Coriolis-Limaye, petit-fils de ce dernier, mort vers 1785, à l'âge de dix ou douze ans, fut le terme de cette branche des barons de Limaye dont la maison fut acquise de ses héritiers, environ vingt ans plus tard, par l'administration du département des Bouches-du-Rhône, pour y établir la demeure des archevêques d'Aix.  L'ancien palais archiépiscopal n'avait pas été rendu en effet à sa destination primitive, lors du rétablissement du culte catholique en 1802, et lorsque Mgr. Champion de Cicé arriva à Aix, au mois de juillet de la même année, on le logea dans la maison de MM. d'Albert-St-Hippolyte, dans la rue de Littera, en face de la rue Adanson.  Mais cette maison n'avait pas de jardin et convenait peu au chef de l'église d'Aix.  L'administration l'ayant reconnu elle-même, la maison de Limaye, plus vaste, plus commode et où se trouve un beau jardin complanté de superbes marronniers d'inde, fut acquise, avons-nous dit, pour servir de logement à Mgr. De Cicé.  Ce prélat n'en jouit que peu d'années, y étant mort le 22 août 1810.  Mgr. de Bausset qui fut depuis son successeur, fut, rétabli plus tard dans l'ancien palais archiépiscopal que les archevêques n'ont plus cessé d'habiter depuis lors.

Quinze ou dix-huit mois après la mort de M. de Cicé, la maison dont nous parlons fut revendue comme domaine impérial, aux enchères publiques reçues par le préfet des Bouches-du-Rhône et adjugée à M. de Bausset (François-Louis-Nicolas), fils d'un ancien ambassadeur de France en Russie.  M. le marquis de Bausset appartenant à une des plus anciennes familles de Marseille, s'était retiré à Aix depuis quelques années dans l'intention, on le sait, de se soustraire aux rapports de société que sa fortune et sa position l'eussent forcé, comme tant d'autres personnes de son rang, d'entretenir avec les préfets régicides que Bonaparte avait envoyés successivement à Marseille.  Sous la restauration, il fut constamment député de l'arrondissement d'Aix à la chambre élective où il suivit la même ligne que le marquis de Lagoy, son beau-frère.

Il mourut sans enfants en 1841, et l'année suivante sa maison fut vendue à l'honorable M. Borely (Toussaint-Joseph), procureur-général près la cour royale, que le gouvernement de Louis-Philippe, à la veille de tomber sous le poids du mépris public, a destitué si brutalement à la fin de l'année 1847, se montrant peu reconnaissant du concours que M. Borély lui avait prêté lors de la révolution de 1830 et depuis ; mais on sait que l'ingratitude a toujours été, après l'avarice, l'un des vices prédominants de Louis-Philippe.

Rue Cardinale

[...]   Les deux belles maisons attenantes à l'ancien prieuré du côté du couchant, appartenaient avant la révolution, l'une, à MM. de Coriolis, seigneurs de Rousset et de Moissac, cadets des barons de Limaye ; l'autre, aux marquis de La Fare, seigneurs de Bonneval, du nom de Roux ou Ruffo.  Dans la première était né en 1735, l'abbé Gaspard-Honoré de Coriolis, d'abord jésuite, puis conseiller en la Cour des comptes, mort chanoine de l'église métropolitaine de Paris en 1824.  Il est auteur d'un Traité sur l'administration du comté de Provence, ouvrage estimé et encore très recherché de nos jours, malgré les changements survenus dans cette matière depuis 1789.  Un frère de cet auteur, président à la même cour des comptes, aides et finances de Provence, était le père et l'aïeul de MM. de Coriolis, les seuls de leur nom qui habitaient encore notre ville, depuis l'extinction des barons de Limaye et l'établissement des marquis d'Espinouse à Paris, et dont la mort récente a si profondément affligé leurs nombreux amis.  Un autre frère de l'abbé de Coriolis s'étant marié à Nancy, a été le père de N... de Coriolis mort au mois de septembre 1843, étant membre de l'académie des sciences, section de mécanique, et directeur de l'école polytechnique.  " C'était, ont dit les feuilles publiques, un de ces hommes rares qui joignait à une science profonde, les principes religieux les mieux affermis. "


Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe (1863)   133-135   BNF / Gallica

Coriolis

Cette maison, d'origine italienne, est établie depuis plusieurs siècles en Provence et tient rang parmi la plus ancienne noblesse de cette province.  Elle a produit des hommes illustres par leur courage, leurs emplois, leur zèle inébranlable pour le service du roi et de la patrie, soit dans les armées de terre ou de mer, soit dans les hautes dignités des cours souveraines.  Elle a fourni aussi plusieurs commandeurs de l'ordre de Malte, entre autres Pierre de Coriolis, chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, commandant de Montferrand et général des galères en 1450 sous le grand maître de Lastic.  Bissac et Baudouin en font mention dans leur Histoire de Malte.

Jehan de Coriolis, neveu germain de Pierre qui précède, fut député de la ville d'Aix et du pays de Provence aux rois Louis XI et Charles VIII pour obtenir la confirmation des privilèges de cette province.  II avait épousé Marguerite de Villeneuve-Trans, et il fut nommé, comme le plus proche parent, tuteur d'Anne de Villeneuve, mariée à Jean, vicomte de Meille, comte de Gurson, de la maison de Foix.  Jean de Coriolis, seigneur de Limaye, de la Bastide, de Jourdan et de Montfuron, contribua par sa fermeté et son zèle à faire lever le siège de Marseille à Charles-Quint.  Louis de Coriolis, seigneur de Corbières, est appelé par Nostradamus personnage formidable et de souveraine autorité, homme sans peur et ayant le courage du lion.  Après avoir perdu une jambe au service du roi pendant les guerres de Charles IX, il devint président à mortier au parlement d'Aix et soutint vigoureusement les droits de Henri IV au temps de la Ligue.  Il rendit l'arrêt célèbre qui proclamait ce prince, conformément à la loi salique, légitime héritier de la couronne de France, et fit prêter ensuite serment de fidélité par le gouverneur de Provence, par les évêques, le parlement et les gentilshommes.

Les descendants directs de Louis de Coriolis marchèrent sur les traces de ce grand homme, et, après s'être comme lui distingués dans la carrière des armes, ils entrèrent aussi, quelques-uns couverts de blessures, au parlement de Provence, où sept présidents à mortier de père en fils dans la branche de Coriolis d'Espinouse, ont laissé de profonds souvenirs de savoir, de grandeur d'âme et d'énergie.  Jean-Louis de Coriolis, baron de Limaye, se distingua en combattant sous la bannière du roi Henri le Grand, et il fut obligé de racheter plusieurs fois sa liberté par une forte rançon.  (Voyez Bosio, Istoria della militia di S. Giov. Jerosolimitana, Roma, 1594 ; l'abbé Expilly, Dictionnaire des Gaules; Nostradamus ; Bouche ; Gaufredy ; Pithon-Curt ; Papon ; l'abbé Robert, etc.)

La maison de Coriolis a contracté ses alliances avec celles de Villeneuve-Trans, d'Astuard, de Grimaldi, d'Oraison, de Fortia, de Piolenc, de Vintimille (comtes du Luc), de Vintimille (vicomtes de Marseille), de Grille, de la Tour-du-Pin-la-Charce-Montauban, de Montcalm, d'Estamps, de Boisgelin, etc.

La seigneurie de Corbières a été érigée en baronnie en 1627, en faveur de Laurent de Coriolis, dont le fils Honoré de Coriolis, baron de Corbières, épousa en 1622 Elisabeth de Villeneuve, fille unique de Pierre de Villeneuve, seigneur d'Espinouse, de la maison de Trans ; lequel fit donation de tous ses biens aux enfants mâles issus de cette union.  C'est depuis cette époque que la branche aînée de la maison de Coriolis a ajouté à son nom celui de d'Espinouse.

La seigneurie de Limaye a été érigée en baronnie en faveur de Jean-Louis de Coriolis par lettres patentes de 1646, et celle d'Espinouse en marquisat en faveur de Pierre de Coriolis, baron de Corbières, par lettres patentes de 1651.  La maison de Coriolis a possédé en outre le marquisat de Puymichel et le marquisat de Sainte-Jalle.

La maison a pour chef actuel Charles, marquis de Coriolis d'Espinouse, officier démissionnaire en 1830, fils de Charles Louis Alexandre, marquis de Coriolis d'Espinouse, mort en 1841, et de Henriette d'Estampes.  Son frère puîné Emmanuel, comte de Coriolis d'Espinouse, lieutenant de vaisseau, démissionnaire, est marié à Félicie de Bonneuil, dont il a deux filles.

La branche cadette, dite des barons de Limaye, est représentée aujourd'hui par Charles, baron de Coriolis de Limaye, fils d'Ernest, baron de Coriolis de Limaye, officier démissionnaire en 1830, décédé en 1847, et de Marie de Beauffort.

ARMES : d'azur, à deux chevrons d'or, accompagnés d'une rose d'argent en pointe.  (Voyez Pl. AV).   Supports et cimier : des aigles.



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